Culture de masse ou culture populaire : Différence entre versions
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Ce matin, je pensais à la politique culturelle des élus de Villiers-le-Bel, principalement de la maire actuelle, qui penche nettement vers une culture de masse, prétendant que les cultures minoritaires sont "haut-perchées" et n'ont pas leur place dans une programmation culturelle d'une ville populaire. C'est étrange car c'est une ville qui a élu une maire socialiste, et donc de gauche. J'y vois un paradoxe entre une pensée de gauche populiste et une pensée de droite capitaliste qui, au final, aboutissent toutes deux au même résultat : L'annihilation des cultures véritablement populaires.
Voici comment je l'analyse et l'explique.
La culture de masse est une conséquence de l'ère industrielle capitaliste. Elle consiste à obliger toute la population à adopter les mêmes goûts, les mêmes comportements, les mêmes choix pour des produits fabriqués en masse, souvent de qualité médiocre pour être le moins cher possible. C'est une forme d'uniformisation de la pensé et des modes de vies qui facilite l'économie des pays industrialisés, devenue mondiale aujourd'hui, et qui augmente les profits des plus riches.
La véritable culture populaire n'est pas celle-là. Un peuple est formé d'une grande diversité d'êtres ayant chacun ses goûts, ses comportements et ses choix. Un peuple est une mosaïque culturelle et est, par conséquent, tout le contraire d'une culture de masse. C'est un ensemble de cultures minoritaires, particulières, où chaque sensibilité peut s'exprimer et trouver son public. Et c'est, par conséquent, à notre époque, une culture dérangeante pour les pouvoirs qui préfèrent l'uniformité.
Je pense donc qu'une ville de gauche, socialiste, doit promouvoir les cultures minoritaires, locales, plutôt que de faire le jeu des grandes entreprises culturelles industrielles qui n'ont d'autre but que le profit économique, surtout pas celui d'élever le niveau des consommateurs.
Mots-clés : culture, politique